Ode à la solitude et à l’amour retrouvé
Dans le silence sacré de mes nuits,
J’ai rencontré l’ombre douce de la solitude,
Elle n’était pas l’ennemie que je fuyais,
Mais l’amie oubliée, la compagne discrète,
Celle qui murmure aux âmes égarées
Que l’amour, avant d’être l’autre, commence par soi.
Dans l’attente longue et douloureuse,
Où le cœur vacille, où l’âme se déchire,
Je cherchais l’éclat d’une étoile perdue,
Je cherchais l’autre, ce reflet insaisissable,
Pensant que le bonheur viendrait de sa lumière,
Ignorant que la mienne brûlait, invisible, en dedans.
Il fut un temps où l’attachement,
Comme une vague, me tirait loin de mes rives,
Me noyant dans des promesses éphémères,
Des espoirs accrochés aux regards qui fuyaient.
Mais aujourd’hui, je sais.
Je suis l’océan, je suis la tempête et l’éclaircie,
Je suis ce que je cherchais au-delà des horizons.
Ce que j’appelle l’amour véritable,
Ce n’est plus une flamme vacillante dans les yeux de l’autre,
C’est le brasier profond qui m’habite,
Ce feu sacré, éveillé dans l’ombre de mes doutes,
Révélé par la douceur des larmes,
Par les batailles livrées en silence,
Dans les replis invisibles de mon être.
La solitude m’a donné des ailes.
Elle m’a appris à voler dans les cieux calmes,
À toucher la terre sans crainte de tomber,
À embrasser ma propre vulnérabilité
Comme une promesse de force infinie.
Je suis devenue plus sélective,
Non par peur, mais par sagesse,
Car j’ai appris à protéger cette lumière fragile
Que je porte en moi, comme un joyau précieux.
Je ne laisserai plus les ombres s’y refléter
Sans m’assurer qu’elles dansent en harmonie avec la mienne.


